vendredi 9 octobre 2009

Bert interroge Luc

Ton équipe a terminé parmi les trois premiers au cours des cinq dernières saisons, comment expliques-tu une telle stabilité dans une ligue où les résultats varient autant ?

Au sein des deux premiers trios, on a eu une bonne transition vers la relève : des joueurs comme Saberhagen et Edwarson ont pris la place des Brutus et Hickenbottom, qui ont tout de même joué un rôle important la saison dernière. Pendant la transition, l’équipe a été plutôt opportuniste : 2e malgré un différentiel de buts de +2 à la saison 17, 3e malgré une offensive ordinaire à la saison 18 (un seul marqueur d’un point par match). Bref, cinq saisons où on a trouvé différentes façons de gagner, et non 5 saisons semblables, et une part de chance évidemment !


Quel est ton meilleur souvenir de la LHVI ? Et ton pire ?

Gagner les deux trophées la saison dernière en est un très bon, mais les repêchages en gang sont difficiles à battre… Mon pire, ce sera cette saison si ça continue !


En repêchant toujours aussi loin, comment vois-tu l’avenir de ton équipe ?

Pour avoir des choix vraiment supérieurs, il faut repêcher dans les 3-4 premiers, ou dans les 10 premiers si on considère les très bons choix. Entre le 12e et le 24e, il n’y a pas toujours une si grande différence. J’ai d’ailleurs repêché un défenseur de 749 pts cette saison… Depuis la saison 16, j’ai repêché 6 joueurs de 700 pts et plus, sans avoir mieux qu’un 22e choix. Le repêchage n’est pas le seul élément à considérer. Disons qu’il faut utiliser tous les outils à notre disposition. Comme mon objectif est toujours de faire partie des 10 premiers, j’ai toujours l’espoir de trouver une façon de l’atteindre (bon, ça augure mal pour cette saison…-)).


Quel aspect de la LHVI préfères-tu ?

En plus de ses membres, je dirais le caractère très complet de l’aspect de la gestion, avec les repêchages, la ligue junior, la progression des joueurs, etc. Je crois que je me lasserais assez vite d’une ligue où tout tourne uniquement autour de la simulation des matchs, sans la planification.


Tes joueurs se sont mérités plusieurs trophées individuels. Lequel convoites-tu particulièrement ?

Le Smythe, parce que ça veut dire qu’on a eu de belles séries ! Blague à part, je dirais tous ceux que je n’ai pas gagnés ! Évidemment, le Adams pour Constantine. Hart, Art-Ross et Maurice-Richard se marieraient très bien à notre décor…

La question de Viat : Ta vision du jeu semble avoir évolué au fil des saisons, notamment au sujet de la part de hasard et de l’importance des blessures. Que peux-tu en dire ?

À court terme, je crois toujours que les blessures n’ont pas un si gros impact. À l’époque, Martin m’avait fait remarquer qu’on remplaçait souvent un 83 OV par un 80 OV en raison de la profondeur des équipes, ce qui atténuait évidemment l’effet des blessures. C’est moins le cas aujourd’hui, mais j’observe encore des situations où il est difficile de voir l’impact sur le rendement : certaines équipes s’en tirent très bien malgré tout. Je dirais que c’est assez variable.

Pour la part de hasard, lorsque beaucoup d’équipes étaient très fortes sur papier, il était assez difficile de voir ce qui en menait une au 3e rang et l’autre au 23e. De toute évidence, il n’y a toujours pas de relation automatique entre la force sur papier et le rendement. Les saisons sont courtes et les mauvaises séquences et autres aléas peuvent vous descendre en flammes. Cette saison en est un bon exemple pour moi : mon équipe est plus forte sur papier que la saison dernière, mais le manque d’efficacité est terrible et les défaites s’accumulent. Le simulateur a ses raisons…


En rafale:

- Coupe Stanley ou Trophée du Président ?

La Coupe Stanley a plus de prestige et on s’en rappelle davantage…

- Adversaire "préféré":

Avec les Braves, on est sûr d’avoir des réactions !

- Une autre équipe que tu aimerais diriger:

Une équipe en progression, pour le défi. Les Goodfellas, par exemple.

- Le joueur que tu n'échangerais jamais:

Aucun.

- Un joueur que tu prendrais dans ton équipe n'importe quand:

Valérie Payne est un modèle de constance et productivité. Elle s’entendrait bien avec un Barker…

3 commentaires:

  1. Quand deux valeureux compétiteurs virtuels se donnent la main pour produire de l'excellence, ça donne l'interview que je viens de déguster.

    Des questions pertinentes, mûrememt réfléchis, des réponses d'un DG lucide qui connait à fond son équipe, ça donne un interview à lire et relire.

    Mon cher Luc, toutes tes réponses que suggéreraient une chronique...J'ai abandonné ce titre honorable de chroniqueur et je me contenterai de te dire que je reviendrai sur une ou l'autre de tes "croyances", je n'ose dire tes "théories" au cours de mes interventions sur le forum ou dans un article qui me donnera un gros 5 points en LD que je donnerai au joueur que je jugerai le plus méritant...

    Bert et Luc,complices d'un jour, je souhaite que vous le deveniez davantage et de plus en plus, que vous nous donniez sur le forum des échanges de la qualité et de la tenue de celui que je me suis payé en ce dimanche matin.

    Il me resterait à vous souhaiter tous les deux la Coupe Stanley que vous souhaitez ardemment gagner ...et que vous me laissiez le Trophée du Président. Les Braves cette saison se contenteraient d'une place en séries.

    Puissiez-vous nous "donner" une autre morceau de choix comme celui que vous vous êtes permis. Le DG des Braves aime beaucoup mieux applaudir que "chialer"... Je sais que vous le saviez!!!

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  2. Excellente entrevue!

    Gits

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  3. Très intéressant.

    Bert et Luc, une petite émission à RDS, ça ne vous tente pas ? Ça changerait des éternelles questions... et réponses plates. :-)

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